[Education spécialisée] Les agressions dirigées vers l’autre dans l’autisme : quand on n’arrive plus à gérer…

Je n’avais pas prévu de vous parler de ça aujourd’hui, mais il se trouve que la semaine dernière a été tellement compliquée à vivre pour moi que j’ai eu envie d’aborder un sujet qui me met à l’envers ces derniers jours, et depuis un moment déjà. Je vous ai parlé une seule fois d’autisme sur le blog, c’était il y a 3 ans, quand je vous ai un peu expliqué en quoi consistait mon métier d’accompagnante. J’ai hélas dû changer de poste depuis, pour quelque chose de plus pérenne. Je bosse maintenant à nouveau sur Paris en tant qu’intervenante éducatrice dans une structure qui utilise une méthode basée sur l’analyse appliquée du comportement (l’ABA pour les connaisseurs ou ceux qui souhaiteraient se renseigner). A la base, l’ABA ce n’était pas vraiment ma came, mais ça ne fait pas de mal d’apprendre, et il me fallait un CDI (c’est un peu terre à terre mais c’est la réalité de la vie actuelle…), alors je me suis lancée. Comme je l’avais prévu, j’ai beaucoup appris. Et parmi les nombreux sujets que je pourrais évoquer avec vous à propos de mes expériences, ce sont les hétéro-agressions et la manière de les gérer par l’éducateur dont je vais vous parler aujourd’hui, ainsi que des deux incidents que j’ai vécus lundi et jeudi dernier.

Je ne vais pas vous faire un cours magistral sur l’autisme (ou troubles du spectre autistique TSA) mais je ne peux que vous inviter à consulter ce qu’en dit le site du CRAIF (Centre de Ressources Autisme Ile-de-France). Il existe aussi des vidéos très touchantes sur le sujet pour expliquer aux plus jeunes certaines caractéristiques des TSA (Mon petit frère de la lune par Frédéric Philibert par exemple).

Tout ça pour en revenir au sujet qui m’occupe aujourd’hui : les troubles hétéro-agressifs (je les appellerai HA). Késako ? Cela regroupe les troubles agressifs dirigés vers l’autre : coups, griffures, tirer les cheveux, pincer, mordre etc. A contrario, les troubles auto-agressifs sont ceux que la personne s’inflige à elle-même. Les HA peuvent survenir lorsque la personne a des difficultés à communiquer, ou qu’elle n’a pas accès à la communication (c’est pourquoi il est nécessaire de mettre très vite en place un système de communication fonctionnelle quand on prend en charge une personne avec autisme). Un exemple très simple : vous demandez à la personne de faire quelque chose qu’elle n’a pas DU TOUT envie de faire. Au lieu de vous dire « non », « je ne veux pas », elle va pouvoir être amenée à vous mordre (ou autre) ou à se violenter elle-même pour l’exprimer, parce qu’elle ne pourra pas vous communiquer par la parole ou par les gestes qu’elle n’a pas envie d’accéder à votre demande. Elle peut aussi recourir aux HA pour attirer votre attention. Cela peut aussi être de l’auto-stimulation mais c’est quand même plus rare sur l’autre, davantage sur soi-même.

Je vous plante ainsi le décor afin que vous puissiez mieux comprendre la fonction de ces comportements. Ils ne sont (en général) pas là pour blesser volontairement autrui, mais plutôt pour exprimer une émotion (refus, mal-être, frustration ou autre) à un instant T, ou de manière différée (ils ne surviennent pas toujours juste après le moment déplaisant, ce qui rend plus difficile parfois d’identifier la fonction…). Quand on bosse auprès de personnes qui présentent des HA, il est très important de garder cela à l’esprit. Vous imaginez bien pourquoi. Mais ce n’est pas toujours facile, loin de là !

Lorsqu’on travaille à partir de l’analyse appliquée du comportement, il y a différentes manières de réagir à ce type d’agressions. Il est là aussi important d’identifier très vite la fonction du comportement afin de pouvoir agir de manière adaptée suite au trouble. C’est ce que les gens ont beaucoup de mal à comprendre quand je leur explique l’approche utilisée. Si la fonction du trouble est d’attirer l’attention, il est primordial de rester neutre. Imaginons, les enfants sont en temps calme, vous êtes en train de discuter avec votre collègue, vous quittez S des yeux pendant quelques minutes. S vient vers vous et vous tire les cheveux. Fonction du comportement ? Attirer votre attention. S a besoin que vous vous occupiez de lui à ce moment, mais comme vous discutiez avec votre collègue, il n’avait pas votre attention. Comme il n’a pas pu vous appeler, vous interpeller, il le fait de manière inadaptée. Donc ? Vous retirez ses mains de vos cheveux comme vous pouvez, en restant neutre, sans lui apporter d’attention. Si vous réagissez en lui criant dessus, en lui apportant de l’attention face à ce geste agressif, vous avez de grandes chances que l’enfant apprenne : pour attirer l’attention de l’adulte, il faut que je la morde, et qu’il répète ce comportement chaque fois que vous ne serez pas en train de vous occuper de lui… alors qu’en restant calme, vous envoyez le signal, mordre ne marche pas, je vais chercher autre chose. C’est là que vous entrez en jeu. Vous devrez enseigner à S une manière adaptée de réclamer votre attention : interpellation verbale ou gestuelle (en tapotant votre épaule par exemple), échange d’image indiquant qu’il souhaite votre attention (un pictogramme câlin ou chatouilles, ou un objet qu’il désire).

Quand on regarde, cela marche avec tous les enfants. Si votre mouflet pique une colère parce que vous ne vous occupez pas de lui, vous aurez beaucoup plus de chances qu’il recommence si vous lui passez une soufflante que si vous restez neutre et que vous lui enseignez une manière alternative de réclamer votre attention.

Vous l’aurez compris, toute la difficulté de cette procédure est de rester neutre face à la douleur et à l’agression. Force est de constater que cela peut vite devenir très compliqué lorsque les troubles sont fréquents. D’autant que lorsqu’on commence une procédure de ce type, il y a très souvent un pic de troubles, car la personne va inconsciemment tester vos limites. Jusqu’à quand allez-vous résister et rester neutre ? Vous imaginez qu’il est primordial de tenir bon lorsque vous êtes dans cette situation. Sinon la procédure ne fonctionnera pas. Beaucoup de parents d’enfants TSA craquent à ce moment (et c’est tellement compréhensible…). Si nous ne nous occupons de leur enfant qu’une paire d’heures par jour, ils doivent prendre le relais tout le reste du temps. En tant qu’éduc, nous pouvons nous dire en rentrant chez nous, c’est fini pour aujourd’hui, on reprendra demain. Ce qui n’est pas leur cas.

Parfois, ces quelques 8h par jour de prise en charge sont suffisantes à vous faire craquer. C’est ce qui est arrivé pour moi à deux reprises la semaine dernière. La première fois, la petite fille dont je m’occupe m’a tiré très fort les cheveux et m’a griffée au visage, sur la joue et juste en dessous de l’œil. Je vous avoue avoir eu très peur car ce n’est pas passé loin. J’étais encore tellement effrayée que je ne lui ai rien dit et que je me suis détournée d’elle, pour qu’elle ne voit pas la réaction sur mon visage, car évidemment suite à violence de la confrontation, les larmes me sont montées tout de suite. J’ai ravalé ma trouille, mes larmes, j’ai attendu qu’elle se calme, j’ai respiré un bon coup et je suis allée chercher la maman. Pour le deuxième incident, quelques jours après, elle m’a attrapé les bras et les a pour ainsi dire labourés. J’ai récolté de nombreuses griffures des deux côtés, et surtout, impossible de me dégager ! Lorsqu’elle a enfin pu me lâcher, je me suis effondrée. Oubliée la neutralité. Oublié le fait de ne surtout pas devoir pleurer devant elle. J’avais les bras qui me brûlaient et encore une fois j’avais été bien trop angoissée de lui faire mal moi-même en voulant l’empêcher de me blesser davantage. Dans ces cas là, vous ne pouvez que tenir les poignets de la personne en essayant d’éviter qu’elle continue de vous toucher, ou maintenir ses mains fermement sur votre tête si elle vous tire les cheveux (il ne faut surtout pas tirer aussi !). Et l’enfant est tellement en colère sur le moment que sa force en est décuplée, malgré son jeune âge.

Ce jour là, j’ai carrément dû interrompre la prise en charge, car j’étais tellement bouleversée qu’il m’était impossible de poursuivre la séance. Je me suis trouvée confrontée à la profonde gêne, compassion, empathie des parents, qui ne savaient pas quoi faire pour me réconforter. Ils ne cessaient de me dire qu’ils étaient désolés, et je ne savais pas non plus quoi leur répondre car ce qui est arrivé là n’était la faute de personne. Quand la personne en face de vous n’a sur le moment pas la possibilité de s’exprimer autrement, que voulez-vous dire ou faire ? Ce n’est pas comme si elle le faisait exprès. C’est juste qu’à cet instant T, ce qu’elle ressent est tellement fort que, tout ce que vous avez pu lui apprendre sur comment l’exprimer de manière adaptée passe au dixième plan et qu’il faut que ça sorte. Et j’étais tellement désolée pour elle, tellement frustrée aussi, que cela me faisait pleurer de plus bel ! Impossible de m’arrêter. Pour le recul et la neutralité, on repassera pas vrai ? Du coup, je me suis sentie nulle et incapable de faire mon job correctement.

Plus que la douleur physique, c’est surtout la violence de ces assauts qui m’a choquée. Lorsque je suis retournée bosser le lendemain, j’ai failli faire demi tour à mi-chemin et aller directement chez mon médecin. Mais je ne voulais pas rester sur l’échec de la veille. J’étais abattue, j’ai eu la nausée toute la journée, j’avais peur d’un nouvel incident, je ressentais un vif agacement à chaque stéréotypie (comportement répétitif) présentée par la mouflette. J’ai réussi à rester neutre, à faire le job correctement du point de vue procédural, mais j’étais agitée intérieurement et je n’étais vraiment pas à l’aise dans mes pompes. Cette semaine, je suis en arrêt. J’avais besoin de prendre un vrai recul, de me poser, dé réfléchir à tout ça pour aborder le retour au boulot avec la petite de manière plus sereine, même en cas de troubles.

Cet article est un peu décousu et je m’en excuse car ce n’est pas dans mes habitudes. Mais je me rends compte en me relisant que toute la première partie est presque comme un disclaimer à la décharge des personnes avec TSA. J’ai reçu beaucoup de paroles de compassion et d’empathie de la part de mes proches pour me réconforter quand ils ont vu mes blessures. Mais j’ai également entendu leur colère et leur incompréhension contre la petite fille dont je m’occupe, et contre le fait que je sois censée rester neutre, ne pas réagir (pour cette prise en charge et dans les contextes cités). Il me semblait nécessaire de vous expliquer d’abord que, non, elle n’est pas folle, non, elle ne fait pas exprès, oui, c’est compliqué, non, je n’arrive pas à gérer en ce moment mais oui, ça va s’arranger. J’espère :).

Et vous ? Que pensez-vous de tout ça ?
Avez-vous déjà vécu une expérience semblable ?

Comment géreriez-vous la situation ?

Image Une :
Pixabay

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18 réflexions sur “[Education spécialisée] Les agressions dirigées vers l’autre dans l’autisme : quand on n’arrive plus à gérer…

  1. Coucou !

    J’ai enfin pris le temps de te lire ! J’ai beaucoup aimé ton article, comme je te disais sur Twitter je suis ergothérapeute et je commence un poste en FAM autistes mi avril. J’ai tellement hâte de commencer et en même temps il y a cette appréhension ! Ton article m’a vraiment fait du bien, personne n’est parfait et on reste des humains au delà d’être des thérapeutes ! Certaines situations peuvent nous toucher et on a le droit de dire stop, de passer la main ! Courage pour ta reprise et n’en doute jamais, tu es une très bonne éducatrice 🙂
    Bonne journée et à bientôt !

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  2. Merci pour ce partage, je connais très mal ces troubles et ce métier et c’est intéressant d’en entrevoir les « coulisses » si je peux dire. Ça doit être difficile pour tout le monde : l’enfant, les parents, l’accompagnant… Bravo à toi, courage et prends soin de toi !

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  3. Je pense que quand on est pas capable de travailler avec de l’aba on ne le fait pas ! Je m’explique, le but de L’aba est de faire acquérir l’enfant in certains nombre de compétences et d’autonomie, par le biais du comportement. Cependant un enfant reste un enfant, l’extinction est bien fait que si il y a du sens. L’enfant se trouvant dans un environnement naturel ne peut que chercher à s’y adapter. Faut arrêter d’en faire des robots, les personnes qui travaillent avec eux ont aussi des émotions, des ressenties. L’enfant est en droit de le voir, mais s’il ne comprend pas tout à fait. Si cette petit comme tu dis fais un mal à un autre enfant, la réponse logique de la personne en face sera, de se défendre et donc de lui en foutre une. Je ne dis pas qu’il faut lui en foutre une, loin de la! Mais de savoir rester naturel dans l’accompagnement. Aux États Unis, ils l’utilisent très bien, sans en faire des enfants conditionner à mort. En France ils en font n’importe quoi et on oublie le plus souvent les phases du développement de l’enfant. Ton job n’a plus sens mis à par de suivre les directives (bêtement) de psychologues ABA incompétents!

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    • Bonjour Sonia,
      Je suis intervenante. Ce n’est pas moi qui réalise les programmes, je ne fais effectivement que les appliquer comme tu le dis. Cela ne m’empêche pas parfois d’être en désaccord avec ce qui est proposé et de le dire. Et lorsque les intervenants sont en désaccord, les psy du service essayent de le prendre en compte au mieux et de s’ajuster. Je n’ai toutefois ni le DU ABA de Lille, ni la certification BCBA BCaBA, donc je n’ai pas la prétention de juger si oui ou non les psy de mon service sont incompétents ou non en la matière. Si tu as la chance de savoir dans les détails comment cela se passe aux Etat-Unis, peut-être serait-il plus intéressant de l’exposer plutôt que de juste dénigrer ce qui se passe en France, car il n’y a là aucune matière à faire des progrès dans ce que tu dis dans ton message.
      Pour ce que j’ai observé chez les enfants que j’ai accompagnés, la réponse naturelle des enfants agressés n’était pas la riposte (que ce soit chez les enfants neuro-typiques ou chez les enfants TSA), mais la recherche du réconfort de l’adulte. Toutefois, je suis d’accord qu’ils s’exposent à une riposte de l’enfant en face, c’est évident.

      Pour répondre à ton 2ème commentaire en doublon (celui-là supprimé), tous les commentaires de ce blog sont désormais modérés pour pallier aux débordements. Pour être claire avec toi, le ton du tien est quand même très limite. Tu peux ne pas être d’accord, mais il y a une manière d’exprimer les choses. Tu t’adresses quand même à une personne qui exprime clairement (du moins je le pense) son mal-être. Et qui plus est à une personne que tu ne connais pas et dont tu ne peux pas prévoir les réactions. Il me semble qu’alors un minimum de tact semble de mise, tu ne crois pas ?
      Quant au fait d’assumer ton commentaire, il m’arrive de dormir la nuit (heureusement) et donc de ne valider mes com postés à 23h30 que quand je me lève le matin ;).

      J’espère que la suite de notre échange sera plus constructif et m’apprendra des choses car je ne demande que cela.

      A bientôt!

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  4. Coucou ! Ton article est très intéressant et m’a beaucoup touché. Je ne sais pas si tu le sais, mais je travaille aussi avec des enfants, mais en crèche (enfin, avec ceux qui vont déjà à l’école en fait) et ton texte me fait penser à une petite que nous accueillons. Ça lui arrive souvent d’avoir des crises, où ses émotions débordent et elle n’arrive pas à les gérer. De frustration, elle se tape ou tape les autres, casse leur bricolage, donne des coups de pieds aux enfants ou les pousse sans aucune raison. Et parfois elle nous tape aussi. C’est vrai que je n’ai jamais réagi de manière neutre, pour moi un adulte ne doit pas taper un enfant, comme un enfant ne doit pas taper un adulte. Je ne lui ai pas crié dessus évidemment, mais j’ai quand même dit quelque chose. Par contre tu vois, elle n’est pas autiste, mais ces réactions sont quand même étonnantes ! C’est vraiment difficile pour elle de gérer ses émotions, et les parents n’arrangent pas les choses, il faut dire. En tous cas ton article fait réfléchir. Merci d’avoir partagé ton expérience avec nous.. et courage pour la suite, j’espère que ça ira mieux !

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  5. ♥ Je t’envoie tout le réconfort possible ! Profite de ta semaine pour prendre bien soin de toi et penser à d’autres choses. Je suppose qu’écrire cet article t’as déjà permis de te libérer un peu et de soulager le poids que tu as sur le cœur. Bon courage et en tout cas bravo pour le métier que tu exerces (je suis auxiliaire de puériculture en crèche, et je sais que je n’aurais pas la force mentale nécessaire pour prendre en charge des enfants présentant des troubles).

    Bisous

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  6. Je crois que ton témoignage montre bien la limite de cette méthode de « dressage » comportementale. Alors oui il faut tenter (sans forcément réussir) de leur inculquer une manière adaptée à notre moule sociétal afin que les parents puisse profiter d’une vie sociale « normale » avec leur marmot. Cependant, nous sommes un réceptacle de leur souffrance et de leur colère incomprise car nous ne pouvons comprendre leur langage. Que pouvons-nous vraiment faire pour ces enfants en souffrance au final si ce n’est accepter tant bien que mal cette souffrance sous toute ses formes brutales ?
    Il manque à mon sens dans ton témoignage (très clair et très bien écrit au passage) c’est la manière dont est traitée cette violence involontaire par la direction censée cadrer ces débordements et protéger ses employé(e)s.
    Tu n’as pas à culpabiliser, tu as fait ton taf correctement du début à la fin. Nous (les educs) ne sommes pas des robots dénués d’empathie et d’émotions. Repose toi bien en tout cas. Nous le savons, nous exerçons un métier impossible.

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    • Salut 🙂 merci pour ton commentaire ! En effet, toutes les méthodes ont hélas leurs limites. Je pense que même avec un système de com bien rodé on n’est pas à l’abri qu’un jour une frustration ou autre soit trop forte pour la personne et qu’elle soit amenée à s’exprimer comme ça de toute façon.
      La fin de ton mot m’a fait sourire car il se trouve que nous n’avons plus de direction depuis le mois de décembre :D… Les psychologues font ce qu’ils peuvent pour faire avancer le navire mais c’est très compliqué, et la dégringolade des effectifs depuis septembre n’aide en rien. J’ai signé deux rapports d’incident la semaine dernière, et la psy référente du projet m’a soutenue et a ajusté les programmes sur le moment au mieux mais cela n’a pas suffi pour cette fois, j’ai dû m’arrêter de toute façon (16.9 de tension chez le médecin pendant que je lui racontais mon histoire, ça m’a surprise mais c’était assez représentatif de mon état finalement ^^’). J’espère qu’ils trouveront une solution au service pour me soulager un peu par la suite mais je n’y crois pas trop. J’attends beaucoup de cette semaine de congés pour me requinquer et aller de l’avant :). A bientôt !

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      • Tout s’explique… C’est juste aberrant ! Après on s’étonne que les educs soient en arrêt maladie ou changent souvent de structure. En tout cas t’as tout mon respect car je ne pourrais jamais accompagner ces jeunes aux troubles autistiques. Je préfère encore mes adolescentes violentes en errance… Elles griffent pas mais elles insultent violemment ahah. Bon courage et repose toi bien! Et il ne faut pas hésiter à renouveler ton arrêt maladie hein (même si les collègues sont en galère, c’est pas ton problème 😉 ).
        À bientôt 🙂

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      • C’est ce que la collègue qui prend aussi en charge la petite ne cesse de me répéter « on s’en fout si ça va pas tu t’arrêtes » ^^’
        C’est tout à fait ça, c’est très compliqué sans direction mais bon on essaye de faire avec…
        Merci pour ton soutien en tout cas !
        A bientôt !

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  7. Coucou !
    Merci beaucoup pour cet article qui me permet de comprendre un peu mieux ton travail mais aussi le rapport que l’on doit avoir avec les personnes autistes.
    Tu fais un très beau métier mais effectivement il n’est pas facile du tout. Je comprends que tu sois bouleversée, c’est totalement normal et je ne blâme pas la fillette qui elle doit être « coincée » dans sa tête et n’arrive pas à s’exprimer.
    Profite de ces quelques jours de repos pour te reposer, prendre soin de toi et n’hésite pas à en discuter pour que tu te sentes libérer de ce poids.
    Bisous !

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  8. Cc ma belle l’article est très émouvant c’est vraiment très difficile de gérer tout sa, je te tire vraiment mon chapeau pour ça. Repose toi bien courage ma belle 😘

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  9. Coucou poulette,
    Merci pour cet article. Il en dit un peu plus sur ton travail. C était très intéressant. Repose toi bien cette semaine. Plein de bisous. Courage.

    Thorn

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