Le cas du Syndrome du Choc Toxique menstruel : tampons, serviettes, comment tout remplacer par du bio et naturel ?

L’hygiène intime, c’est quelque chose qui est encore un peu tabou aujourd’hui. Même si on tend à en discuter un peu plus, et ce, entre collègues, avec les copines ou même avec ces messieurs, cela reste un sujet peu abordé mais qui soulève pourtant pas mal de questions et de préoccupations.

Le cas du Syndrome du Choc Toxique menstruel

Vous n’avez certainement pas pu louper le documentaire réalisé par la journaliste Audrey Gloaguen qui a fait polémique dernièrement sur la dangerosité et la toxicité des protections intimes. J’ai moi-même mis un certain temps avant de le regarder, parce que j’étais déjà un peu au jus sur le sujet, mais je vous avoue que je ne m’attendais pas à la moitié des révélations qui y ont été faites. Pire, plus j’avançais dans le documentaire, plus j’étais mortifiée. Des analyses commandées par le ministère de la Santé et le secrétariat d’Etat à la consommation sont encore en cours auprès de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail). Affaire à suivre.

Pour vous résumer la question : le port de tampons est susceptible de déclencher chez les femmes un Syndrome du Choc Toxique menstruel. Il s’agit d’un syndrome très grave où le pronostique vital peut être engagé si on ne réagit pas très vite.

De quoi s’agit-il exactement ? En gros, tout part d’une bactérie naturellement présente chez 20 à 30% des femmes qui n’est habituellement pas dangereuse : le staphylocoque doré. Il est notamment présent dans le nez, la gorge, sur la peau ou encore dans le vagin. Pour les porteuses latentes, le staphylocoque doré est susceptible d’utiliser le sang bloqué par le tampon comme zone de culture pour proliférer. La prolifération de la bactérie est favorisée par la composition synthétique du tampon, substance dont le staphylocoque doré est particulièrement friand. De là, il libère une toxine extrêmement dangereuse (TSST-1) qui passe directement dans le sang et entraîne une infection généralisée.

Le SCT est difficilement décelable car les symptômes de démarrage sont semblables à ceux de la grippe ou de la gastro-entérite.

  • Fièvre soudaine
  • Vomissements
  • Sensation de malaise avec mal de tête
  • Diarrhée

Puis, ça se complique :

  • Éruption cutanée ressemblant à un coup de soleil
  • Atteinte de l’ensemble des organes
  • Diminution de l’irrigation sanguine vers les extrémités du corps (ce qui peut amener à une amputation)
  • Décès dans 5 à 15% des cas

Le documentaire d’Audrey Gloaguen fait également état, suite à l’analyse de tampons de six marques différentes par un laboratoire indépendant, de la présence de presque une trentaine de substances toxiques, cancérigènes et de perturbateurs endocriniens dans leur composition (phtalates et dioxines notamment), en faible quantité. Les scientifiques interviewés précisent toutefois qu’une faible quantité répétée plusieurs jours par cycle, chaque mois, pendant une bonne partie de la vie sur une zone aussi perméable que le vagin amène finalement une grosse quantité de toxines (entre 11 000 et 16 000 tampons par femme sur une vie) ! Une corrélation entre le port de tampons, l’infertilité ou encore l’endométriose est également suspectée.

Les alternatives

Une fois qu’on sait tout ça, on est bien avancés, car on se retrouve avec la trouille d’utiliser des protections hygiéniques conventionnelles mais sans forcément savoir vers quoi se tourner pour vivre ses règles plus sereinement. En réalité, ces questions je me les suis posées avant d’apprendre toutes ces histoires autour du tampon et des compositions mystérieuses des périodiques. Car si aujourd’hui la majorité des cosmétiques indiquent la composition de leurs produits, ce n’est pas le cas de tous les tampons et serviettes hygiéniques.

Mon expérience

J’ai commencé à m’interroger sur ma routine intime il y a quelques années après une mycose vaginale particulièrement tenace déclenchée par une prise d’antibiotiques, pas mal de stress et de la fatigue liée à mon boulot. A l’époque, j’utilisais des tampons ultra absorbants jour et nuit ainsi que des serviettes hygiéniques et des protège-slips pour le quotidien.

J’en avais eu pour plusieurs mois à galérer avec cette mycose et j’en étais sortie avec une muqueuse beaucoup plus sensible qu’auparavant et avec des applications de tampons parfois douloureuses. C’est dans ce contexte que j’ai abandonné les tampons et les serviettes hygiéniques pour me mettre à la cup et aux nettoyants intimes bio et naturels. C’était il y a un peu plus d’un an. Le moins que je puisse vous dire c’est que j’en suis très satisfaite. Jusqu’à la semaine dernière, j’utilisais encore des protège-slips conventionnels. Et puis comme le sujet des tampons toxiques est revenu sur le tapis, je me suis enfin tournée vers les protections en coton bio.

La cup

Je vous en ai parlé en long en large et en travers sur le blog. La cup est une coupe en silicone chirurgical que vous insérez à l’intérieur du vagin et qui tient en place grâce à un effet de ventouse. Elle recueille ensuite le flux menstruel sans l’absorber. Vous devez la vider toutes les 8 heures maximum et la rincer simplement avant de la remettre. Une stérilisation est nécessaire en début et fin de cycle. La cup est utilisable pendant 10 ans (ou un peu moins selon les marques) et coûte entre 20 et 30 euros.

A priori, l’utilisation de la cup est plus sûre dans le sens où elle n’absorbe pas le flux menstruel mais ne fait que le recueillir. Par ailleurs, les cultures réalisées dans le cadre d’une étude sur la prolifération des bactéries ont indiqué que le staphylocoque doré ne parvenait pas à se fixer sur la surface des cups, ce qui est plutôt rassurant.

Bon à savoir :
Le risque zéro n’existe pas. Deux cas de SCT ont été répertoriés depuis la création de la coupe menstruelle en 1932, dont un en 2015 (étude d’un cas de contamination de SCT ici, en anglais).

Pour aller plus loin :
Tout savoir sur la coupe menstruelle !
Deux astuces infaillibles pour stériliser et nettoyer votre coupe menstruelle !

Les protections en coton bio

De plus en plus de marques bio et naturelles développent des protections périodiques, tampons ou serviettes, en coton bio recyclable. J’ai pour ma part testé la marque Natracare et leurs protège-slips composés de coton certifié 100% biologique et fabriqué avec des matières naturelles. Ils ne contiennent pas de plastique, de viscose, ni de parfums artificiels, et ne sont pas blanchis au chlore donc formulés sans dioxines. Par ailleurs, les produits Natracare sont fabriqués en cellulose naturelle, issue de forêts gérées écologiquement. Tous les produits de la marque sont entre 90% et 100% biodégradables et compostables. Je m’en suis tenue aux serviettes car je n’utilise plus de tampons et que je ne pourrais plus me passer de la cup. Mais le topo est le même pour leurs tampons niveau composition.

Et finalement, qu’est-ce que j’en ai pensé de mes premières protections en coton ? Contrairement à mes protège-slips habituels, elles sont ultra-fines, absorbent correctement et surtout, on ne les sent pas ! Et ça, c’est un gros plus. C’est juste comme une seconde peau, super agréable quoi. Je rachèterai.

Les marques Silvercare et Organyc proposent également des protections au coton 100% bio.

Bon à savoir :
Concernant les tampons coton 100% bio : les risques de prolifération de la toxine du staphylocoque doré sont plus faibles dans la mesure où ils ne contiennent pas de substances synthétiques particulièrement propices au développement de cette bactérie. Toutefois, le flux est tout de même absorbé et le vagin obstrué. Il faut donc respecter les règles d’utilisation de mise, à savoir bien se laver les mains à chaque extraction/insertion et changer son tampon le plus souvent possible (toutes les 3-4 heures voire moins si possible).

Encore des alternatives :
Les serviettes hygiéniques lavables, les éponges menstruelles (ça ne m’inspire pas trop mais je vous les signale quand même haha), le flux instinctif libre (aucune protection, vous contrôlez votre flux comme vous contrôleriez votre vessie), She Thinx (une culotte lavable).

Les nettoyants et lingettes intimes bio et naturels

Cela n’a pas vraiment à voir en soi avec les protections hygiéniques en tant que telles mais plutôt avec la préservation de votre flore et de votre muqueuse. Comme vous le savez, j’ai abandonné les produits conventionnels sous la douche depuis un moment. Il m’arrive encore d’en utiliser pour le corps quand j’ai vraiment un coup de cœur ou qu’on me fait un cadeau, mais ce n’est plus le cas pour l’hygiène intime. J’utilisais jusqu’à présent le gel intime « Dans ma bulle » de Propolia, une marque bio et naturelle que j’affectionne tout particulièrement. Comme j’ai terminé mon flacon, j’ai eu envie de tester le gel intime muqueuses sensibles de Coslys. Ce petit produit est certifié cosmebio et ecocert. 98 % du total des ingrédients sont naturels ou d’origine naturelle et 10.5 % du total des ingrédients sont issus de l’Agriculture biologique. Il soulage les irritations, les sensations d’inconfort, limite les réactions inflammatoires et adoucit la peau. Il contient de l’eau florale de reine des prés, du magnésium et du calendula bio. Il est par ailleurs sans savon ni parfum et son pH alcalin apaise la muqueuse et évite la prolifération des bactéries responsables de la mycose. Je le trouve finalement très agréable, l’odeur est discrète, il mousse suffisamment et il n’irrite pas ma peau. C’est une belle découverte mais je n’en attendais pas moins de Coslys ;).

Quant aux lingettes, j’ai découvert les Natur’Intim de Douce Nature sur le site de Mademoiselle Bio. Je recherchais des lingettes labellisées cosmebio et ecocert pour remplacer les lingettes conventionnelles que j’utilisais avant de me mettre au naturel. Je n’en avais plus eu depuis lors et c’est quand même bien pratique, non seulement pour cette zone intime mais aussi pour se rafraîchir les aisselles par exemple. Elles contiennent notamment de l’extrait de Mélisse bio, de l’eau florale de Bleuet et du jus de feuille d’Aloe Vera. Ces lingettes sont 100% coton bio doux, sans savon, sans alcool, sans agents moussants de synthèse, sans paraben et sans parfum de synthèse. Les principes actifs sont d’origine végétale et le pH est doux pour la peau. Et d’ailleurs, je vous confirme que ces lingettes sont super douces. Elles ne piquent pas et n’irritent pas la muqueuse. La seule petite chose que je pourrais leur reprocher c’est qu’elles lâchent un peu trop de « liquide » quand on s’en sert. Je garde toujours un peu de papier toilette dans le coin quand je les utilise histoire de pouvoir tapoter un peu avant de me rhabiller. Leur odeur est toutefois très fraîche et agréable. Je les recommande.

Pour aller plus loin :
Composition des cosmétiques, comment s’y retrouver ?
Mes produits d’hygiène bio et naturels avec Propolia
Mes astuces pour une transition au naturel tout en douceur !

Pour conclure, que choisir ?

Pour finir, je vous dirai qu’au final chacune fait comme elle veut. Le plus important est d’être consciente des risques et des différentes alternatives possibles, car beaucoup des personnes atteintes d’un syndrome du choc toxique n’étaient pas informées des éventuels risques d’infection généralisée. En effet, on lit rarement la notice explicative des tampons, à part la première fois qu’on s’en sert pour savoir comment s’y prendre. On loupe ainsi ce type d’informations capitales (pour avoir vérifié avec une marque très connue, l’info est effectivement indiquée en noir sur blanc dans la notice).
Pour ma part, j’attends avec impatience les différentes études lancées sur le sujet, même si, de mon côté, j’ai déjà pris position pour une utilisation de la cup et des protections au coton bio. Je suis toutefois consciente (et je vous alerte aussi là dessus) que la perfection en la matière n’existe pas et que nous n’avons certainement pas encore assez de recul sur la question (notamment par rapport à la cup).

Enfin, et c’est le plus important, vous devez trouver VOTRE routine. Celle qui vous fera vous sentir au mieux pendant cette période délicate du mois. Cet article avait surtout pour objectif de vous informer des risques de syndrome du choc toxique et de vous proposer des alternatives bio et/ou naturelles si vous souhaitez ne plus utiliser de protections conventionnelles. J’espère que cela vous aura été utile. Bien que le sujet soit très personnel, n’hésitez pas à partager votre expérience.

A vous les filles ! Connaissiez-vous le syndrome du choc toxique ?
Quelles protections hygiéniques utilisez-vous ?

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19 réflexions sur “Le cas du Syndrome du Choc Toxique menstruel : tampons, serviettes, comment tout remplacer par du bio et naturel ?

  1. Ton article, que j’ai lu à sa sortie, est très intéressant ! Alors moi je n’ai pas vu le reportage en question. Il va falloir que je le fasse mais j’ai un peu peur de ce que je vais voir (même si je savais déjà que les protections avaient une compo douteuse).
    Je n’ai pas souvent mes règles parce que j’enchaine les plaquettes sur deux mois, puis je les laisses arriver, puis deux mois etc en alternance comme ça. comme ce sont de fausses menstruations, le médecin m’a dit que je pouvais faire comme ça. Mais quand elles arrivent…c’est tampon ! Je n’ai toujours pas opté pour la cup…si je voyais le reportage ça me ferait surement opter pour elle fissa lol

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  2. Coucou ma belle !
    Merci beaucoup pour cet article ! Pour ma part je n’ai pas regardé ce documentaire mais j’avais déjà entendu parler du syndrome du choc toxique il y a quelques temps.
    Je suis enfin passée à la cup il y a 4 mois mais c’est vrai que « par sécurité » j’utilise encore des serviettes classiques :/ Le but étant d’arrêter d’en porter très prochainement
    Bisous !

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    • Coucou 🙂 !
      De rien !
      Je t’avoue que je ne la porte pas sans rien non plus, mais vraiment avec une protection très light ^^ après tout on ne sait jamais quand même, on n’est pas à l’abri d’un accident !
      Bisous

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  3. Coucou !
    Quoi qu’il en soit, la cup reste plus sûre : à moins qu’elle ne soit endommagée, elle est composée d’un matériau médical sur lequel les bactéries n’arrivent pas à s’accrocher 😉
    Bisous

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  4. Je connais ça depuis une dizaine d’années, ma mère m’a directement prévenue de ça dès que Mère Nature m’a donné son cadeau mensuel 😉
    Du coup, je suis toujours restée avec des serviettes ( sans odeur). Il m’est impossible d’utiliser des tampons alors la cup, je ne sais pas si je sauterai le pas un jour ( je suis bloquée psychologiquement). J’ai essayé les serviettes bio mais franchement, il y a du progrès à faire pour les tailles « normales et + » car ce n’est pas super confortable… Alors je me dis que les serviettes réutilisables pourraient être mon option ! Faut juste que j’en trouve ! (c’est bien d’en faire des colorés, mais bon, le mieux serait des non colorés parce que les colorants textiles c’est pas top top non plus…) Affaire à suivre !
    Merci pour ton article en tout cas !
    Bisous !

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    • Coucou 😊
      L’avantage de la cup par rapport au tampon c’est que tu peux utiliser du lubrifiant. Si ça peut t’aider on ne sait jamais. Mais sinon l’important c’est que tu te sentes le mieux possible ☺
      Bisous

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  5. Coucou !

    Je n’ai pas regardé ce documentaire car je pense que je vais pleurer. Ce genre de choses a tendance à me faire paniquer mais par contre j’ai eu quelques échos de ce reportage.
    Ça fait froid dans le dos. Je n’ai pas porté beaucoup de tampons depuis que j’ai mes règles car je ne les ai jamais supporté.
    J’ai fait énormément d’allergies aux serviettes hygiéniques (le pire les always).

    Je suis passée à la cup il y a quelques années, ça a changé ma vie. Par contre depuis mon opération j’ai un peu plus de mal à l’insérer, je pense que c’est psychologique. J’avais parlé à mon médecin traitant de la cup (avant de l’utiliser)il y a quelques années, il n’avait rien contre et l’infirmière qui m’a suivi pour mes pansements m’a dit que c’était pas top du tout. Je ne sais pas trop qui croire, j’en parlerai à mon gynéco en septembre quand j’irai à mon suivi post-op.

    J’ai investi dans des serviettes lavables (les Hannah Pad), j’ai profité d’une offre de lancement. Je les ai reçu samedi, c’est tout doux et en coton. Je pense les utiliser sans la cup et après en complément.
    Je vais les tester à mon prochain cycle.

    Bisous !

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    • Hello !
      Merci d’avoir partagé ton expérience :). Tu pourras me donner le retour de ton gynéco par rapport à la cup ? Ça m’intéresse ! Je n’ai pas revu le mien depuis que je l’utilise donc je n’ai pas pu en parler avec lui. Tu me diras pour les serviettes lavables aussi ;).
      Bisous !

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      • Coucou !
        Pas de soucis, je te donnerai mon retour, on a encore du temps c’est le 29 septembre que j’y vais. Je suis assez choquée par le temps d’attente pour un rendez-vous d’urgence (c’est pour faire une echo de contrôle suite à mon kyste qui a explosé).
        Mon médecin traitant à l’époque ne voyait pas du tout de contre indication à condition de bien la stériliser (normal). L’infirmière trouve que ce n’est pas sein, dans le sens où on garde un corps étranger dans le corps et que le sang ne s’évacue pas du coup. Je ne sais pas de trop quoi en penser du coup.
        Ouuui je te dirai pour les serviettes, je compte faire un article assez détaillé sur le blog, j’attends d’avoir mes règles lol.
        Bisous !

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      • Bah… pour ce qui est du côté « pas sain » c’est du silicone chirurgical… elle pense quoi des plaques ou des visses qu’on met dans le corps après une fracture ? c’est un peu bête ^^’. Après pour le fait que le sang n’est pas évacué c’est autre chose, mais c’est un peu la même qu’avec un tampon. Pour l’évacuation, l’idéal c’est la serviette.

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  6. Pour ma part j’ai opté pour les serviettes et protège-slip de la marque Natracare dont je suis totalement satisfaite aussi, fini les trucs qui sentent le parfum (qui ne sert à rien !) ou qui grattent et bourrés de plein de vilaines choses ! pour le reste j’utilise actuellement des lavants de la marque Hydralin mais bien possible que je change pour du plus clean 🙂

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